Avril 2010

Le CCTT donne une présentation à la pré-conférence de Metropolis

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Le 18 mars 2010, au Centre Sheraton de Montréal, quelque 300 délégués ont assisté à une séance pré-conférence organisée par le Bureau d’orientation relatif aux titres de compétences étrangers (BORTCE) de Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) pour partager les meilleures pratiques en matière de reconnaissance de titres de compétences étrangers et pour s’informer sur les diverses initiatives mises en œuvre pour favoriser et accélérer l’intégration de travailleurs formés à l’étranger au sein de la population active du Canada.

Metropolis est une réunion annuelle qui regroupe des représentants des trois paliers de gouvernement, du milieu universitaire ainsi que du secteur privé qui partagent tous un intérêt ou des responsabilités pour les villes du Canada.  Cette année, la conférence avait pour thème l’immigration au Canada.  Metropolis était un contexte particulièrement pertinent pour ces discussions puisque les immigrants s’installent en grande partie dans les centres urbains.

Le CCTT avait été invité pour présenter le Réseau canadien d’immigrants qualifiés en technologie (RCIQT), une initiative du CCTT financée par DCRHC et qui cible les immigrants ayant une formation technique, spécifiquement les techniciens et les technologues. Ce programme a été mis en œuvre en raison du rôle essentiel des professions technologiques dans l’accroissement de la productivité pour le bénéfice de l’économie canadienne.  Dans une économie dont la croissance dépend des innovations qui augmentent la productivité, les ingénieurs élaborent des concepts; les technologues conçoivent des dispositifs et des équipements, décident quels équipements employer sur un projet, et supervisent leur installation et leur utilisation. Par la suite, les techniciens assurent l’entretien et l’exploitation des nouvelles installations.  Les leçons apprises d’un projet mènent à des innovations dans le cadre de projets subséquents. 

Or, nous n’avons pas suffisamment de professionnels de la technologie et, avec la baisse des inscriptions dans nos établissements d’enseignement, nos institutions techniques de classe mondiale ne produisent pas assez de techniciens et de technologues pour satisfaire la demande de l’industrie.  À défaut de combler ces besoins de l’intérieur du pays, la seule option qui reste est d’attirer des immigrants ayant une formation technique. 

Le Canada n’est pas le seul pays qui cherche à attirer des immigrants techniquement qualifiés.  En fait, nous subissons une concurrence intense de la part d’autres économies développées qui ont aussi besoin d’augmenter leur bassin de main-d’œuvre qualifiée pour les mêmes raisons.  Ainsi, tout instrument qui nous permet de mieux concurrencer pour des immigrants qualifiés nous permettra d’augmenter notre propre bassin de main-d’œuvre qualifiée et de renforcer notre économie.  Le RCIQT est un tel instrument.

Le RCIQT est un partenariat d’intervenants qui partagent les mêmes intérêts et qui visent l’intégration de professionnels de la technologie formés à l’étranger. Les services de ces partenaires sont coordonnés et présentés sur le Web.  Ces partenaires comprennent les registraires des associations provinciales du CCTT, des établissements d’enseignement, des agences d’aide à l’établissement d’immigrants, des conseils d’emploi régionaux, ainsi que des organismes fédéraux et provinciaux.

L’un des éléments centraux du réseau est un portail Web auquel les immigrants potentiels peuvent accéder avant même leur arrivée au Canada.  Ce portail présente des informations sur le marché du travail, des outils d’autoévaluation permettant aux immigrants d’évaluer leurs compétences techniques et linguistiques, de même que les coordonnées des registraires provinciaux.  Ainsi, le processus de certification d’un technicien ou d’un technologue peut débuter avant même l’arrivée du technicien ou technologue au Canada.  Un schéma du processus de certification du RCIQT est présenté ci-après.

Un immigrant qui s’inscrit au RCIQT pourra bénéficier de tous les services que l’ensemble des partenaires du RCIQT peuvent offrir.

La présentation a en outre insisté sur le fait que ce modèle peut facilement être appliqué à toute autre profession.  La capacité du Canada d’intégrer les immigrants qualifiés dans notre économie contribuera grandement à notre prospérité économique future.

CTIN Schema

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Le BCAT visite le Collège Fleming … une autre première!

CTAB visits Flemin College photo

Le 19 avril 2010, le Bureau canadien d’agrément de la technologie, en partenariat avec l’OACETT, a examiné pour la première fois des programmes du Collège Fleming de Peterborough, Ontario, en vue de leur agrément.  Des équipes dirigées par Newton Pritchett, Ptech, et Bryan Burt, CET, ont examiné le programme de technicien en génie informatique ainsi que le programme de technologie du génie informatique en vue de leur agrément national. Les délibérations sont en cours et les décisions seront prises prochainement.

Le Collège Fleming est le neuvième établissement d’enseignement en Ontario à demander l’agrément du BCAT.  L’Ontario est en tête de file parmi toutes les provinces, avec 49 programmes ayant reçu l’agrément national.  Pour une liste complète des programmes agréés, visitez www.cctt.ca

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Le CCTT et TECHNO – Les filles!font une présentation au Parlement

Ottawa Parlament Hill photo

Le 31 mars 2010, Yaro Zajac et I.J. LeBlond, assistés par Marisa Sosa, ont été invités à donner une présentation du programme TECHNO – Les filles! (GoTECHgirl) au Comité permanent de la condition féminine.

Parmi les points saillants de la présentation du CCTT :

  • 8,3 % seulement des techniciens et technologues agréés sont des femmes;
  • L’enquête 2008 sur le marché du travail, réalisée avec Ingénieurs Canada, indique un taux de participation de 19 % des femmes à des professions technologiques;
  • Les données de Statistique Canada indiquent que le groupe des 15 à 19 ans a atteint un sommet en 2009, ce qui signifie que le nombre de jeunes qui poursuivront des études postsecondaires va aussi diminuer au cours des prochaines années;
  • Il faut une campagne de promotion dynamique pour atteindre un équilibre entre les hommes et les femmes dans les professions technologiques;
  • Une majorité de jeunes femmes ont des perceptions négatives des emplois en technologie des sciences appliquées et du génie;
  • Par rapport aux jeunes hommes, les jeunes femmes n’ont pas de modèles de rôle pour les encourager à poursuivre une carrière en technologie;
  • Trop peu de parents encouragent leurs filles à étudier les mathématiques et les sciences.

Qu’est-ce que le programme TECHNO – Les filles?

  1. Un programme de sensibilisation national réalisé en partenariat avec le Conseil national des doyens de technologie pour informer les étudiantes, les parents, les enseignants et les conseillers d’orientation du besoin de promouvoir la participation des femmes à la technologie.
  2. Utilise des médias sociaux (Facebook, Twitter) pour encourager les jeunes femmes à communiquer avec les champions et les mentors de TECHNO – Les filles!
  3. Coordonne le programme jeunesse du congrès CCWESTT qui se déroulera du 13 au 15 mai 2010 à Winnipeg, Manitoba.
  4. Présente des camps technologiques dans des collèges pour promouvoir les carrières qui s’offrent aux jeunes femmes.
  5. Une marque de commerce déposée au Canada.

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Mise à jour -- Réseau canadien d’immigrants qualifiés en technologie

Le Réseau canadien d’immigrants qualifiés en technologie (RCIQT) est une initiative nationale menée par le CCTT pour attirer des professionnels de la technologie d’outre-mer, accélérer le processus de reconnaissance des titres de compétences étrangers, et faciliter l’intégration de ces personnes au sein de la population active du Canada.  Le RCIQT utilisera un portail Web dynamique appuyé par un réseau national de partenaires travaillant ensemble pour faciliter le processus de reconnaissance des titres de compétences étrangers et d’intégration des immigrants qualifiés.  Le lancement du RCIQT, qui est en cours de développement, est prévu pour la fin de 2010.

Au deuxième trimestre de 2010, le plan de développement du partenariat RCIQT a été mis en œuvre à l’issue de réunions avec des intervenants clés du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Edouard.  Les résultats importants de ces réunions comprennent des plans de création de partenariats avec des intervenants provinciaux pour appuyer les activités du RCIQT.  À la suite de ces réunions, le RCIQT regroupe aujourd’hui des partenaires des 10 provinces.  Une réunion nationale des partenaires est prévue pour le 9 juin à Ottawa.

Un comité consultatif du RCIQT, établi au début de janvier, rassemble des participants représentant des groupes d’intervenants clés de toutes les régions du pays.  Ce comité s’est réuni pour la première fois le 24 février à Ottawa.  La réunion a porté sur trois grands domaines, incluant des rapports et des mises à jour sur : l’engagement de partenaires du RCIQT, le portail Web du RCIQT, ainsi que la stratégie de reconnaissance des titres de compétences étrangers du RCIQT. Les prochaines étapes et les priorités ont également été identifiées.

Quant au portail du RCIQT, une analyse détaillée des besoins a été réalisée auprès des utilisateurs et intervenants potentiels lors d’une séance de discussion au début de janvier.  Grâce aux commentaires recueillis lors de la séance de discussion, la présentation et l’architecture du portail ont été finalisées et la production de l’interface graphique a été entreprise.

Des progrès importants ont aussi été réalisés dans le développement de l’outil d’autoévaluation en ligne.  Une version beta de l’outil d’évaluation des compétences techniques a été lancée et testée sur la plate-forme CIIP de L’ACCC dans les Philippines.  Le feedback préliminaire de cet essai a été extrêmement positif.  La version définitive de l’outil est en cours de développement.  Les spécifications techniques de l’outil d’évaluation en ligne de programmes de formation en technologie ont également été complétées en février.  Cet outil permettra aux utilisateurs de trouver des cours de formation d’appoint et des programmes de formation en technologie par sujet et par région. 

Pour plus d’information sur le RCIQT et les activités spécifiques du projet, veuillez communiquer avec rtachuk@cctt.ca ou visitez www.cctt.ca

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Sujet techno du mois – l’innovation à grande échelle

Jusqu’ici, cette rubrique a essentiellement traité d’innovations à un niveau « micro » : nouvelles applications pour des technologies existantes, nouveaux matériaux pour des produits existants, méthodes de production innovatrices, etc.  Or, l’innovation existe aussi au niveau de l’entreprise, innovation qui anime l’économie entière d’un pays. 

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Les exemples abondent.  Au début du siècle dernier, le concept de fabrication à la chaîne de Henry Ford a rapidement été adopté partout dans le monde. Dans les années 1970, le système de gestion de la chaîne logistique de Wal-Mart, qui était encore inégalé, a donné à l’entreprise un avantage concurrentiel extraordinaire en termes de coûts et de prix.  Au cours de la même décennie, le principe de zéro stock a placé Dell en tête de file du secteur de la fabrication d’ordinateurs.

Mais il semblait que toutes les innovations, qu’elles soient individuelles ou à l’échelle de l’entreprise, provenaient seulement de l’Amérique du Nord.  Tous les yeux se sont alors tournés vers le Japon où la philosophie de production allégée, les cercles de qualité et les modes de livraison juste-à-temps ont fait que des entreprises comme Toyota sont devenues des leaders mondiaux.  Les mêmes méthodes ont bientôt été adoptées en Amérique du Nord et en Europe.  L’innovation était toutefois restée un concept pratiquement exclusif aux économies développées.  Mais ce n’est plus le cas.

Des économies émergentes du Tiers Monde commencent à approcher de la tête du peloton.  Dans ces économies, l’idée de l’innovation « frugale » a été adoptée : repenser les produits et les méthodes de fabrication pour éliminer tous les coûts superflus (une main-d’œuvre bon marché aide aussi).  Le résultat : des autos à 3000 $ et des ordinateurs portables de 200 $.  L’innovation frugale requiert aussi des changements radicaux à la philosophie d’entreprise relative à la concurrence.  La société indienne Bharti Airtel offre le service de téléphonie mobile le meilleur marché à plus de 100 millions de clients en partageant ses tours de transmission avec des concurrents et en confiant presque toutes ses opérations à des firmes spécialisées.

Dans ces cas, le concept de croissance de l’entreprise est fondé sur l’offre de biens et de services qui sont abordables même pour les plus faibles échelons socioéconomiques, et non seulement pour les élites.  Ces tranches économiques représentent des milliards de consommateurs potentiels, y compris tous les nord-américains.

Il est inévitable que les économies développées adopteront aussi les principes de l’innovation frugale. Pensez au potentiel : l’innovation frugale en soins de santé, l’innovation frugale en transports; l’innovation frugale chez GM.  En bout de ligne, nous serons tous gagnants.

Pour en savoir plus sur le sujet, consultez le numéro d’avril de la revue The Economist.

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Partagez vos innovations

Est-ce que vous ou vos collègues avez développé des applications technologiques innovatrices?  Voulez-vous les partager avec le reste du monde ou du moins avec la communauté technologique du Canada?  Alors n’hésitez pas à communiquer avec nous.  Il nous fera plaisir de publier un article sur vos réalisations. Il suffit d’envoyer un texte de 200 mots à rtachuk@cctt.ca

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